Limites du modèle de langage
L'analyse repose sur un modèle de langage (LLM) qui, malgré ses performances, présente des limites structurelles.
- Hallucinations — Le modèle peut produire des affirmations plausibles mais fausses. Les passes multiples et la vérification de fiabilité réduisent ce risque sans l'éliminer.
- Sensibilité culturelle — Les nuances propres à chaque culture politique nationale peuvent être mal interprétées, surtout pour les pays moins représentés dans les données d'entraînement.
- Variabilité — Deux analyses du même texte peuvent produire des résultats légèrement différents. La structure en plusieurs passes stabilise les résultats.
- Dépendance au modèle — Les mises à jour du modèle peuvent modifier les résultats. Les versions sont tracées pour assurer la reproductibilité.
Limites de la détection rhétorique
- Ironie et second degré — L'IA peine à distinguer un usage sincère d'un usage ironique d'une technique rhétorique.
- Contexte non-verbal — Le ton, les gestes, les silences et les regards ne sont pas accessibles dans un texte écrit.
- Références implicites — Les allusions culturelles, historiques ou médiatiques locales peuvent passer inaperçues.
- Faux positifs — Un argument légitime peut être identifié comme technique rhétorique si sa formulation ressemble à un mécanisme connu.
- Faux négatifs — Une technique subtile ou inédite peut ne pas être détectée par les grilles existantes.
Limites du scoring
- Un score n'est pas un verdict — C'est un indicateur de lecture, pas un jugement moral ou politique.
- Les seuils sont conventionnels — La frontière entre un score "modéré" et "élevé" est définie par convention, pas par une vérité absolue.
- Comparabilité limitée — Comparer le score d'un discours de campagne avec celui d'un texte de loi a peu de sens. Le contexte compte.
- Pas de pondération qualitative — Tous les indicateurs ont le même poids, alors que certains sont plus graves que d'autres dans la réalité.
Limites de l'analyse distributionnelle
- Analyse qualitative — Sans données chiffrées, l'impact est estimé, pas mesuré. Les directions et intensités sont des approximations.
- Groupes non mentionnés — Si un texte ne mentionne pas un groupe, l'outil ne peut pas deviner l'impact sur ce groupe.
- Effets indirects — Les effets de second ordre (réactions de marché, comportements adaptatifs) sont rarement capturés.
Ce que l'outil n'est pas
Pas un juge politique
L'outil analyse, il ne juge pas. L'interprétation reste celle du citoyen.
Pas un substitut
Il complète votre esprit critique, il ne le remplace pas.
Pas une source primaire
C'est un outil d'analyse de second niveau, pas une source d'information.
Pas infaillible
Chaque résultat doit être lu avec recul et esprit critique.